La danse comme une voie sensorielle.


Cycle de Contact Improvisation Somatique vers l'Art Performatif
KiT Ensemble propose une approche du Contact Improvisation à travers la qualité somatique du mouvement et du toucher, un terrain propice pour que les danseur·se·s s’ouvrent à l’aspect performatif du Contact Improvisation.
Le Contact Improvisation* est une exploration de la relation humaine à travers la physicalité, une conversation non verbale depuis le langage des corps, à la croisée de nombreux chemins : technique, somatique, philosophique, artistique, politique… À l’origine, elle parle de notre arrivée sur terre et comment on se rencontre, communique depuis notre relation commune avec la force de gravité.
Les approches somatiques* envisagent le corps dans sa globalité comme un organisme vivant et en évolution continue, le corps-esprit est le sujet, contrairement à des approches intellectuelles ou mécaniques pouvant l’objectaliser. Dans le champ somatique, nous nous orientons plus spécifiquement avec la pratique du Body-Mind Centering®* qui étudie le développement humain de la conception à la marche, des stades embryonnaires à l’anatomie et physiologie de l’adulte. Dans la société actuelle nous sommes davantage éduqué.e.s selon nos systèmes structurels (os, articulations, fascias) tournés vers le faire, la productivité, l’efficacité. L’éducation somatique BMC, comme les philosophies et médecines orientales, intègre les autres systèmes (organes, fluides, glandes) qui soutiennent notre vitalité et notre rapport au monde.
Pourquoi le BMC et le CI vont-ils si bien ensemble ?
Le BMC et le Contact Improvisation sont comme un couple rêvé, ils se complètent et s’inspirent mutuellement. Ils émergent quasiment à la même époque et co-existent à travers les échanges réguliers entre Nancy Stark Smith (fondatrice du CI avec Steve Paxton et d’autres) et Bonnie Bainbridge Cohen (fondatrice du BMC). Ces deux pratiques ont comme terreau commun d’être des méthodes empiriques, qui nous inscrivent dans l’expérience directe du sensible. Le BMC s’intéresse précisément à la relation que l’on développe avec la terre dans le début de notre vie, in utéro puis après l’accouchement (étapes de développement sensori-moteur), et la relation que l’on tisse avec notre environnement (sens et perception). Ces deux relations sont des soutiens d’attachement fondamentaux qui nous permettent de vivre et grandir. En CI, c’est avec ces deux aspects du vivant entrelacés que nous jouons sans cesse : la gravité et la relation à l’autre/au groupe/au monde.
Depuis ce langage du BMCI, nous cheminerons vers la créativité et l’ouverture à l’aspect « performatif » du Contact Improvisation. Dans les années 1970, le Contact-Improvisations, dans le cadre du mouvement postmoderne, a révolutionné le monde de la danse. Cette pratique se déroulait souvent dans un espace non dédié au spectacle, où elle invitait le public à assister au travail, plaçant ainsi la danse dans un contexte performatif. À l’instar de leurs partitions qui sonnaient comme “Venez comme vous êtes” et “Venez et nous vous montrerons ce que nous faisons”, nous nous placerons dans cet état d’esprit de partage et d’ouverture à laisser voir, sans intention de démonstration ou représentation : une tentative d’émancipation du spectaculaire pour aller vers l’extraordinaire ! L’ordinaire devenant extraordinaire.
L’accompagnement du processus de création en groupe : nous proposerons des explorations en CI et BMC pour nourrir nos qualités et états de corps, nos savoirs-êtres, savoirs-faires relationnelles, notre relation à l’environnement/l’espace. Et à l’aide de dispositifs performatifs, en restant à l’écoute et au plus près de l’histoire singulière vécue ensemble, nous allons cheminer vers la création. Pour aller ensemble vers la curiosité, le jeu et l’audace dans une dynamique de création, sans forcer, nous prendrons soin d’installer un sentiment de sécurité, confort, confiance, notamment en respectant les rythmes individuels et collectifs, en installant des temps d’auto-régulation (écriture automatique, dessin, équilibrage sensori-moteur, vos ressources personnelles) et co-régulation (intégrations guidées, cercle de partage, discussions).
Cadre et éthique : notre projet s’inscrit dans le cadre de la recherche artistique et du soutien au développement des consciences individuelles et collectives. Néanmoins, l’éducation somatique peut permettre le déconditionnement de certains schémas, stratégies et habitudes de vie, elle peut aussi soutenir une réorganisation et une évolution. Même si la lisière avec le champ thérapeutique est une évidence que nous prenons en considération, l’espace proposé ici n’est pas dédié à une approche thérapeutique.
Ce cycle s’adresse aux danseur.se.s passionné.e.s, professionnel.le.s ou non, amoureux du mouvement issus des pratiques corporelles, de la psychologie, des arts martiaux, des arts plastiques, de la philosophie, de la thérapie, de la pédagogie, du massage, de la médecine ou des mathématiques sont les bienvenus, ayant une pratique en CI et dans une approche somatique. Nous allons former un groupe engagé pour danser, chercher et performer ensemble pendant une année (6 stages de 4 à 5 jours), durant laquelle chaque individu avec son parcours, son histoire, sa sensibilité… viendra nourrir le corps collectif.
*née aux États-Unis en 1972, explore les possibilités de mouvements qui s’ouvrent entre deux ou plusieurs partenaires dès lors que leurs masses entrent en relation par l’intermédiaire d’un point de contact de leurs corps. Les deux pratiques fondatrices sont à l’époque : la Small Dance et les performances autour des chutes et collisions (Magnesium, Fall after Newton) ; deux extrêmes ayant en commun l’émergence spontanée du mouvement à partir du lâcher prise et de l’abandon à la force de gravité.
*Feldenkrais, Technique Alexander, Body-Mind Centering, Rolfing, Skinner Release Technique, Ideokinesis, Mouvement sensoriel, Butoh…
*méthode développée depuis les années 70 par la pionnière somatique Bonnie Bainbridge Cohen. C’est une étude expérientielle basée sur l’incarnation et l’application de principes anatomiques, physiologiques, psychophysiques et développementaux, utilisant le mouvement, le toucher, la voix et l’esprit.
« Au sens le plus profond, la magie est une expérience. C’est l’expérience de se découvrir vivant au sein d’un monde qui est lui-même vivant. »
David Abram
Une interview avec
Grégory Chevalier
Le programme
Tout au long du programme, nous aborderons les compétences du Contact Improvisation, ainsi que ses dimensions somatiques et performatives.
Présence, attention, écoute, habiter l’espace
Origine, naissance du mouvement, le pré-mouvement
Bouger depuis et avec les sensations
Toucher, ne pas toucher en se laissant toucher, toucher haptique (qui va vers)
Mutualité : toucher/être touché.e, bouger/être bougé.e
Rencontrer : se laisser toucher, inspirer, contaminer, transformer, évoluer, aller l’un.e vers l’autre, sortir de chez soi… et revenir à soi, garder son intégrité
Se rejoindre, s’unir
Conscience de sa masse corporelle, organisation de ses masses (tête/tronc/bassin), déposer son poids, recevoir le poids, transférer son poids
Accordage, ajustement pondéral et modulation tonique en relation à son partenaire
Trouver des appuis et accroches créatives
S’émerveiller
Observer, regards : focus, périphérique, flottant, concave, convexe, méta…
Articulation et circulation entre l’individuel et le collectif
Organisations kinesthésiques et dynamiques en solo, duo, trio, groupe
Marcher, courir, rouler, glisser
Aspects compositionnels : soutenir un solo, voir, être vu, se séparer du groupe, papillonner, s’engager, prendre et donner l’espace, soutenir l’espace, remarquer les compositions « gap », simplifier et dispositifs de composition (composition instantanée, tuning score, underscore, round robin, contemplative dance practice, pass the dance, accumulation, in situ, in vivo…)
Et plus spécifiquement…
En Mars et Mai 2028 : le monde d’avant, se souvenir d’où l’on vient et créer notre bain commun. Ce premier trimestre est consacré à la fluidité, à l’établissement des principes du mouvement et du fait d’être mis en mouvement.
Ne pas faire, non agir
Attendrir la chair, fondre, devenir malléable
Conscience fluide dans le toucher et le mouvement
Retrouver seule et ensemble la relation avec notre océan intérieur
Explorer le chaos sensible
Entrer dans le flux des transferts de poids
Condensation/expansion
Conscience des mains, des pieds, de la tête et de la queue : naissance de nos extrémités
Organisation du centre et de la périphérie, déployer mes membres comme des tentacules, explorer les torsions
Explorer la sphère de la peau et sous la peau (skinesphère)
Roulades et glissements sans effort, aller là où c’est facile, aller vers ce qui fait du bien, principe de plaisir
Changer d’états, transitionner, sortir/entrer dans un état et espace, immobilité/mobilité
Suspension et relâchement
Le force hydraulique, le momentum (pulsation, sang), la continuité, le flow
Tourner, sauter, voler depuis et à travers notre centre
Capter l’élan, être rapide et soudain, le momentum
Atteindre, rejoindre l’autre
Résonner
Soutenus par le système des fluides, les schèmes de développement pré-vertébrés (vibration, respiration cellulaire, éponge, étoile de mer, pré-spinal) et des éléments d’embryologie
Exemples de dispositifs performatifs : petite danse fluide, amas cellulaire, ballet aquatique, “blind trio unisson”, main dans la main
Juillet et Septembre 2028 : toucher terre, faire partie, « érotiser » notre rapport au monde. Ce deuxième trimestre est consacré à notre relation à la terre et à l’espace, l’ancrage, l’organisation individuelle et collective, à la réappropriation de notre corps comme un écosystème en soi.
Arriver, atterrir, se déposer, céder à la terre, plonger dans la fluidité de la terre
Sentir le poids, être lourd·e et léger·e
Arriver debout
Déployer sa kinésphère (espace de mouvement autour de nous)
Conscience du squelette et des os, façonner l’espace et être mis en mouvement par la perception kinesthésique
Être conscient·e des extrémités, pointer dans l’espace, s’expandre vers l’extérieur et l’intérieur (double direction)
Onduler, spiraler, pivoter
Aller vers, avec, contre, sur…
Porter, être support, soutenir
Espace avant, milieu, arrière
Concavité et convexité des positions, des mouvements et du tonus
Equilibrage sensori-moteur
Créer de l’harmonie dans le chaos
Canaliser la terre, partager la connexion à la terre, trouver un sol commun, construire l’empathie gravitaire
Orientation, désorientation
Agir par instinct, impulsion
Vitalité organique, expressivité
Changer de niveaux entre ciel et terre
Chuter (vers le sol, vers le ciel), chuter comme condition du vol
Conscience des tissus conjonctifs pour tomber de manière sûre et aléatoire
Envol
Soutenus par les systèmes squelettique, myo-fascial et des organes (en relation aux fluides) et des éléments d’embryologie
Exemples de dispositifs performatifs : small dance, spiralité en vortex, “come as you are”, “speed rainbow”, la ligne, le jardin zen, 3 cercles, la chaise…
Décembre 2028 et Mars 2029 : continuer, transcender. Ce trimestre est consacré à l’intégration des 4 semaines précédentes, laisser l’eau et la terre se compléter. Il sera façonné par l’évolution du travail que nous aurons exploré ensemble. Il dépendra de nous et des besoins de chacun·e. Il sera possible de revisiter et approfondir le matériel existant ou d’explorer de nouveaux formats.
Ralentir, être lent·e, encore plus lent·e
Bouger, agir, changer le monde depuis la détente
Rester / s’engager
Espaces et temporalités dans la composition
Le timing d’entrée et de sortie
L’attention à l’espace et les espaces de l’attention
Conscience élargie : être conscient·e de chacun à tout moment, de l’espace entre…
Corps collectif : sentir l’unité, l’unisson, ressentir et bouger comme un seul corps, mouvements de masse, murmuration
Diverger, faire sécession
La dilatation du temps, trouver l’éternité dans des connexions très rapides
Accueillir l’imprévisibilité
Y aller, s’embarquer, oser, se laisser (y) aller…
Tendre la main, prendre la main du public
Finir
Peut-être aller vers des directions écosomatique et somactiviste ?!!
Exemples de dispositifs performatifs : paresseux, parlement, « jardiner » (présences inclusives debout, assises et allongées), sieste PEP, kitchen table, la tribu, in vivo en nature…
L’invisible devient visible : 2 performances prévues dans le deuxième et troisième trimestre.
Dates :
2028
15-19 Mars
24-28 Mai
6-10 Septembre
8-12 Novembre
2029
24-28 Janvier
21-25 Mars
Lieux :
- Les battements d’ailes, 4 Lauconie, 19150 Cornil, France
https://www.lebattementdailesetco.org/
Conditions de participation :
- Entretien de 30 minutes avec Grégory ou Elise
- Participer à au moins un des deux stages liminaires : 17-21 mars 2027 et 15-19 septembre 2027, sinon avoir déjà participé à un stage auprès de Grégory, Élise ou Anne-Sophie
- S’engager pour l’ensemble du cycle annuel 2028-2029
Tarifs du cycle (les tarifs incluent le logement, un déjeuner par jour et la participation aux stages):
- Early bird jusqu’au 17 Décembre 2027 – 2360 € (soit
- Tarif normal – 2660 €
- Parrainage (venir avec un·e ami·e) – 2360 € chacun
NB : paiement possible en une ou trois fois. L’inscription est validée à réception du premier paiement.
La formation représente au total 176 heures : 28 jours de stage (156 h), incluant la préparation et la participation à 2 performances (novembre 2028 et janvier 2029)

Grégory Chevalier – Enseignant, chorégraphe, fondateur
Grégory anime des ateliers et formations à l’international autour de la conscience du mouvement et de la danse depuis 2011. Ses axes principaux incluent le toucher physique, l’exploration du langage du mouvement à travers les systèmes du corps, les notions de voir et être vu, et l’accueil de l’inconnu. Il s’oriente vers la création chorégraphique avec la volonté de déconstruire les comportements sociaux et de se reconnecter à la sagesse naturelle du corps humain.
Son style est sensuel, ludique, nourri par une recherche constante et une confiance dans l’intelligence du corps. Il est formé en Contact Improvisation, mouvement authentique et improvisation basée sur la conscience corporelle. Il étudie actuellement au sein de l’école de Body Mind Centering et en thérapie Focusing. Dans le travail de KiT, il est principalement inspiré par les pionniers du Contact Improvisation et des pratiques somatiques tels que Nancy Stark Smith, Bonnie Bainbridge Cohen, Steve Paxton, Andrew Harwood, Daniel Lepkoff, Kirstie Simson, Eva Karczag et bien d’autres qu’il a eu la chance de rencontrer.
Credit : Laura Szekeres
Élise Malafosse
Anne Sophie Rozet
Éléments de Body Mind Centering®
Développé par la pionnière somatique Bonnie Bainbridge Cohen, le Body Mind Centering® est une étude expérientielle basée sur l’incarnation et l’application de principes anatomiques, physiologiques, psychophysiques et développementaux, utilisant le mouvement, le toucher, la voix et l’esprit.
Idéokinésie
L’idéokinésie est une approche visant à améliorer la posture, l’alignement et la fluidité du mouvement grâce à l’imagerie guidée structurée, utilisant des métaphores, comme visualiser un objet se déplaçant dans une direction spécifique à travers différents groupes musculaires du corps, tout en restant immobile.
Philosophie de la danse postmoderne
La danse postmoderne consiste davantage à découvrir sa propre voix à travers le mouvement qu’à imiter une esthétique préexistante. Alors que la plupart des cours en studio demandent de reproduire des formes et des chorégraphies, la danse postmoderne invite à explorer son propre vocabulaire de mouvement par l’improvisation.
Enseignements de Nancy Stark Smith et Underscore
L’Underscore, structure d’improvisation longue créée par Nancy Stark Smith, intègre le Contact Improvisation dans un champ plus large de la pratique de la danse improvisée.
Material for the Spine de Steve Paxton
Conçu par le danseur Steve Paxton comme une méditation sur la colonne vertébrale et une approche technique, Material for the Spine se concentre sur l’expérience acquise au cours de son parcours artistique : l’étude de la marche, son expérience de danseur, le développement du contact improvisation et sa pratique de l’aïkido.
La voie du sentir
Fondée par Luis Ansa (1922–2011), la voie du ressenti est une invitation à revenir à la réalité immédiate de notre être, à cette liberté intérieure et cet amour inconditionnel qui constituent notre nature profonde.

L'histoire et la signification de KiT
KiT est l’abréviation, en hongrois, de Compagnie de Contact Improvisation (Kontakt Improvizáció Társulat)
Après avoir passé une année ensemble et vouloir continuer l’année suivante, étant déjà moi-même fasciné par la beauté de leur composition, nous avons décidé de présenter notre travail. Un an après notre première performance, “La main de l’Océan” (2022) a lieu et donnera suite à Earthing (2023), Under (2024) et Traces (2026).
Je me suis posé ces questions pendant de longues années :
- Le Contact Improvisation et son approche somatique sont-ils performables ?
- Peut-on présenter un spectacle qui ne parle pas de montrer ni de présenter mais de partager ce que nous faisons déjà en studio ?
- Peut-on soutenir les spectateurices dans notre recherche en les informant de ce que nous faisons et en les invitant ?
- Nos expériences somatiques sont-elles “contaminantes” pour les spectateurices ?
- Faut-il être un danseur.se ou performeur.se expérimenté.e pour toucher et se laisser toucher par les spectateurices ?
Ces questions touchent intrinsèquement des principes du Contact Improvisation qui nous sont chers tels que l’inclusivité, la mutualité, la non hiérarchie, s’imprégner de la réalité d’un corps né pour danser, du geste d’un corps collectif pouvant toucher notre humanité. L’intimité, la vulnérabilité, la sincérité d’un geste qui se crée sans être pensé, le fait de se sentir en confiance et sécure, de se laisser danser par la gravité est-il suffisant?
Comme une famille...
KiTEnsemble, à Budapest et à Vienne va fêter ses 6 ans d’existance et certain·e·s d’entre nous sont présent·e·s depuis le début. Cette formation peut être le début d’une longue histoire.
Photos credit: @lavionphoto
“Performer une improvisation n’est pas la même chose que d’improviser une performance”.
Bea Forizs et Grégory Chevalier
Comment nos danseurs font l'expérience de KiT?
Comment Marcus Fux, membre et assistant de KiTVienna depuis 3 ans, fait l’expérience de ce travail.
Amélie Schlemmer a terminé la première année, après une année de pause a compris qu’elle voulait continué la troisième année. Pour quelles raisons?
Barborka Kiczkova, danseuse professionnelle, membre puis assistante de KiT, explique ce qu’elle trouve dans KiT qu’elle ne trouve dans le monde pro.
Qu’est ce qui est le plus présieux pour vous à KiTVienna?
Barborka Kiczkova, Bea Forizs, Amélie Schlemmer, Simon Kornkaüsl
En quoi ca fait sens pour vous de performer au sein de KiTVienna?
Barborka Kiczkova, Bea Forizs, Amélie Schlemmer, Simon Kornkaüsl